
Juin 2025 - @LePouceDuCoin presents...
Pikmin
Pour le mois de juin 2025, c'est LePouceDuCoin qui nous propose de nous faire tous petits et de nous plonger dans le monde de Pikmin, premier du nom. Remontons aux origines de cette série de Nintendo, à la croisée du puzzle game et du jeu de stratégie ! Il y a des petites bestioles mignonnes, je suis sûr que c'est très bien.
Infos
- Sorti en 2001 sur Gamecube, 2008 sur Wii et 2023 sur Switch
- Disponible via la compilation Pikmin 1+2 sur Switch, en physique ou en émulation
- Environ 8 heures selon HowLongToBeat
Ressources utiles
- Le fil du jeu sur Discord
- Téléchargements wink wink (à venir)
participant.es
terminé
joué
abandonné
note moyenne
Participant.es ayant posté leur avis
Jeu terminé
🧒 Remaster
J'ai toujours été intrigué par ce premier volet. Je me souviens encore du Level One qui me faisait saliver. Mais je n'avais pas de Game Cube à la maison, étant team Playstation. J'ai donc lancé cet épisode sur Switch 2, via la compilation regroupant les 2 premiers opus, légèrement remaniés pour l'occasion. Premier point : c'est effectivement ce à quoi je m'attendais, un mélange de jeu de stratégie et d'aventure (on incarne un personnage, à hauteur d'insecte, un peu "chef de guerre", qui s'échoue sur une planète et qui doit récupérer toutes les pièces de son vaisseau). C'est basique mais clair. Par contre, ce qui n'est pas très clair, c'est qu'on manque d'un tuto ou d'un manuel complet. Certaines actions ne sont jamais expliquées et je me serais battu quasi tout le jeu avec la caméra et les contrôles...sans parler du path finding un peu pété de nos petits amis... L'idée de base est claire : nous avons 30 jours pour collecter les pièces du vaisseau et repartir. Ca met mine de rien une once de stress alors que finalement le jeu se fait très bien dans ce temps de jeu imparti. On enchaîne donc les jours et sous ses airs de jeu chill, on sent tout de même une pointe de tension monter quand on termine la journée sans pièce...avec l'expérience, on apprend qu'il ne faut pas hésiter à reprendre une sauvegarde précédente pour optimiser sa journée et ne pas prendre du retard. En découvrant une nouvelle zone par exemple, je n'hésitais pas à faire un petit tour du propriétaire seul afin de repérer les obstacles (les murs à casser, l'emplacement des bombes, où l'on doit construire des ponts etc) ainsi que les types de Pikmin qu'il allait falloir employer. Car oui, nous avons à notre disposition 3 types de pikmins, petites créatures ayant des capacités bien distinctes. Les jaunes sautent plus haut et peuvent porter des bombes, les rouges sont plus costauds et serviront au combat et enfin les bleus peuvent nager. Le programme de chaque journée devra donc être méthodiquement préparé afin de réaliser les actions dans le bon ordre. Parfois, il faudra se contenter de faire évoluer notre population de pikmins en aller récupérer des petits palets de couleur (cette mécanique à base de nombre inscrit sur le palet est très bonne d'ailleurs), parfois on se concentrera sur les obstacles ou les ennemis (qui ne réapparaissent pas le plus souvent). Le bestiaire est assez fourni et les boss ont même des points faibles qu'il faudra trouver. Par contre, le boss final a été une purge pour moi. La musique est assez inégale et celle du premier monde m'a un peu gonflé à force (j'y suis peut-être resté trop longtemps aussi, le temps de m'habituer). Ce premier épisode a donc quand même un peu vieilli mais on sent qu'on tient là une nouvelle franchise très créative et originale. Et en y ayant joué devant mes enfants, ce petit monde a toujours ce pouvoir d'attraction et de curiosité que j'avais eu à l'époque. A noter que je ne sais pas si le mode souris de la Switch 2 peut être utilisé ou non, ce qui permettrait peut-être une meilleure prise en main du jeu et des contrôles.
Joué sur Switch 2 (version physique) et terminé en environ 8h. Au total : 30 pièces récupérées en 28 jours ; 277 survivants ; 1295 Pikmin perdus ; Total germés : 2137
Jeu terminé
🤪 Émulation sur autre support
Pikmin est pour mois un vrai chef d’œuvre. Une des licences les moins comprises de Nintendo. J’adore l’univers, le côté photo réaliste des objets et la conception des niveaux. Il ouvre la porte à des suites vraiment géniales.
Jeu abandonné
🧐 Support d'origine
Pikmin est un jeu ambitieux qui essaie de trouver une formule de RTS, dans laquelle, au lieu d'avoir des menus traditionnels pour commander et diriger les troupes, tout se fait à la manette, autour d'un personnage qui a les aptitudes de faire venir à soi et de lancer les bestioles végétales. Le tout se présente dans une esthétique un peu enfantine, mais pas trop neuneu, et qui a une vraie originalité. Néanmoins, cet essai de consolification d'un genre taillé pour le micro est à mon sens raté. Le système des changements de perspectives de caméra est désoriantant, la focale n'est jamais la bonne. Tant qu'on a un seul type de pikmin à gérer, ça peut aller à peu près, le bouton C permettant de diriger les troupes comme un bourrin autour du personnage. Mais dès qu'il s'agit de lancer certains types de pikmins, d'utiliser des bombes, etc., tout est imprécis, laborieux, désagréable. Le temps limité est horriblement stressant, les ennemis, je n'ai même pas envie de les combattre. Ajoutez à cela une boucle de trois notes qui se veut sautillante, mais dont la ligne mélodique ne va nulle part, et vous obtenez une expérience de jeu insupportable.
Jeu terminé
🧒 Remaster
Pikmin fait partie des jeux que j'ai toujours eu envie d'essayer tout en ayant du mal à comprendre son concept central. Comment le catégoriser ? On parle de RTS, de jeu tactique, de plateforme 3D, d'un jeu à la Lemmings ? Je n'ai cessé de me poser la question et la réponse qui me vient en tête est que Pikmin 1 est un long tutoriel qui permet de comprendre ce qu'est Pikmin.
Sous ses airs gentillets et relaxants se cache un jeu d'optimisation d'actions assez redoutable. Pour rappel, on incarne Olimar, un pilote qui s'est écrasé sur une étrange planète peuplée de Pikmins, des radis de l'espace déclinés en trois couleurs. On contrôlera donc ses Pikmins pour récupérer les 30 pièces de notre vaisseau et se barrer fissa.
Plusieurs éléments centraux me font dire que Pikmin n'est pas réellement un RTS : le fait que le joueur soit incarné dans le jeu, les contrôles et la quasi-absence de gestion de ressources et de construction de bâtiments.
Sans vouloir développer tous ces points, il est important de préciser qu'incarner Olimar fait que l'on est plus "général d'une armée" que "Dieu le père dans le ciel qui contrôle tout". Il faut se déplacer sans cesse, utiliser son sifflet pour ameuter ses petits bonhommes.
On arrive donc ici à un point tendu de Pikmin : ses contrôles sont simplifiés à l'extrême. Conçu pour la manette, on comprend rapidement comment interagir et contrôler ses troupes. Toutefois, cela ne va pas sans moments frustrants. Sélectionner des Pikmins d'une certaine couleur est une suite d'actions assez pénible : il faut siffler de sorte à les séparer puis utiliser le deuxième stick pour re-siffler sur le groupe que l'on veut contrôler. Siffler trop longtemps et le groupe est sélectionné. Même si on s'y fait au bout d'un moment, cela reste très pénible, surtout si, comme moi, vous avez joué des dizaines de milliers d'heures à des RTS : on aimerait avoir une souris.
La microgestion de ses troupes fait tout le sel du gameplay mais c'est aussi ce qui m'a fait 2-3 fois sortir de mes gonds. Dans ce jeu, il n'y a pas de pathfinding. Coupez un virage de manière trop sèche et la moitié de vos troupes restent coincées contre le mur, en contrebas ou partout mais rarement derrière vous. À cela s'ajoute que les Pikmins rouges et jaunes ne savent pas nager. Approchez-vous trop d'un plan d'eau et boom, sans que vous ayez rien demandé, voilà que vos troupes ont décidé de faire hara-kiri et de mourir dans une flaque d'eau. À cela s'ajoutent les phases de combat qui sont soit trop faciles (on lance des Pikmins sur les ennemis et hop ils meurent) ou alors assez dures comme la grenouille (je la hais, celle-là) qui saute et qui écrase vos radis cosmiques.
Bref, il y a des points de tension dans son gameplay mais dont les experts diront que "ah oui c'est vrai, mais tu verras, c'est corrigé dans Pikmin 2-3-4". Oui d'accord, mais le problème c'est que là je joue à Pikmin 1 en fait !
Pourtant, j'accorde volontiers que Pikmin a le mérite de proposer un gameplay qui est vraiment unique. Sous ses airs gentillets, se cache un jeu d'optimisation assez exigeant : on est constamment pressurisé par le temps et la limite des 30 jours pour récupérer les pièces du vaisseau est une épée de Damoclès qui fait que j'ai beaucoup planifié l'objectif de ma journée. J'ai très souvent dû relancer mon ancienne sauvegarde pour atteindre mon objectif. Il m'a fallu 12h pour ce premier playthrough et il est clair que si j'avais eu la possibilité de faire des savestates (notamment pour pouvoir recommencer directement un combat contre un boss), je l'aurais terminé bien plus rapidement.
J'ai eu ce sentiment étrange que, une fois le jeu terminé, j'avais enfin compris comment y jouer. Toutefois il est clair que j'ai actuellement plus envie de lancer Pikmin 2 que de faire un meilleur score sur le 1. Je suis donc davantage convaincu par la licence et par le concept que par ce premier opus qui sonne plus comme un long tutoriel un peu sec et difficile.
Jeu terminé
🤓 Émulation sur PC
J’ai terminé Pikmin et c’était vraiment super ! Comme Chicko, le temps limité me freinait pas mal à l’idée de tester ce jeu, mais au final je l’ai terminé avec toutes les pièces de vaisseau en 23/24 jours. C’est donc tout à fait faisable dans les temps ! Le fait qu’on puisse choisir de sauvegarder ou recommencer sa journée lorsqu’on estime avoir perdu trop de temps et/ou de Pikmin est également salvateur : c’est ce qui a largement réduit mon stress à l’idée d’une course contre la montre. C’est très mignon, le gameplay est intéressant et j’ai vraiment apprécié cette ballade. Seul bémol dans ma partie : j’ai trouvé le boss final infâme ! J’ai dû m’y reprendre à de nombreuses reprises avant de trouver comment m’y prendre.